samedi 12 septembre 2009

Amourette

Cette herbe que j'ai rencontrée cet été au bord d'un ruisseau porte le magnifique nom d'Amourette.
Avez-vous remarqué ses épillets en forme de cœur ?


























Brize intermédiaire - Briza media L. - Poacées.

Amourette est le nom vernaculaire de cette Graminées, c'est son nom populaire. Il est différent du nom scientifique ou nom binomial, formalisé par Linné, qui est composé de deux noms : celui du genre suivi de celui de l'espèce. Un genre regroupant plusieurs espèces.
Pour l'Amourette le nom binomial,
Brize intermédiaire, est beaucoup moins poétique que le nom vernaculaire, bien que le nom de genre "Brize" soit bien vu car ce groupe de Graminées se caractérise par ses épillets très mobiles au moindre souffle de vent...

Photos prises le 17 juillet 2009, en Lozère (48).

lundi 7 septembre 2009

Transparence

Depuis quelques jours on sent bien que quelque chose a changé : les jours raccourcissent, les nuits sont fraîches... bref, l'automne arrive !
L'automne, le temps des graines.













Genêt à balai - Cytisus scoparius L. - Fabacées

Cette photo de fruits de genêts à balai, par sa transparence, illustre bien à mon sens ce cycle continue de la Vie. A peine l'été terminé, la fleur décline et se fane. Le fruit se forme, protégeant tendrement les graines futures, porteuses d'espoir pour l'année prochaine.
C'est comme si la vie se repliait sur elle-même, après avoir été dans une dynamique d'expansion avec l'explosion de fleurs du printemps et de l'été.


Photo prise le 17 juillet 2009, en Lozère (48).

jeudi 3 septembre 2009

Passiflore













Comme promis à certains d'entre vous, voici un petit exposé sur la ou plutôt, les passiflores car en fait, le genre botanique Passiflora compte à lui seul plus de 400 espèces principalement issues des continents américain et asiatique. Elle appartient à la famille des Passifloracées.

Passiflora vient de passio et de flor : « Fleur de la Passion ».

Les Passiflores tirent leur nom de la pieuse imagination des missionnaires jésuites des Caraïbes qui ne reculaient devant aucune méthode pédagogique pour évangéliser les peuples indiens d'Amérique Centrale. Avec un peu d’imagination, la couronne de filaments pourpres de la corolle de la fleur peut suggérer une couronne d'épines. Les trois styles du pistil symbolisent les trois clous qui servirent à la crucifixion du Christ. Les cinq étamines font référence aux cinq plaies du Christ. Les feuilles pointues passent pour des lances et les vrilles pour les lanières d'un fouet.

Penchons nous plus précisément sur 3 espèces de Passiflores connues chacune pour un usage bien précis :
- la passiflore de nos tisanes :
Passiflora incarnata L.
- la passiflore de nos desserts :
Passiflora edulis
- la passiflore de nos jardins :
Passiflora caerulea L.

Passiflora incarnata
L.














C’est la Passiflore des herboristes, celle qu'on utilise en phytothérapie. Son origine est nord-américaine : elle provient des zones sèches de la Virginie. La partie aérienne de la passiflore possède des flavonoïdes et des alcaloïdes à l'origine de son activité bénéfique sur les troubles du sommeil. Elle restaure progressivement chez les insomniaques un sommeil réparateur de qualité. Elle supprime aussi l'anxiété, la nervosité et l'angoisse accumulées par la vie stressante que nous menons et prépare à l'endormissement. Sans accoutumance ni dépendance, la passiflore constitue un excellent moyen de sevrage et un substitut des hypnotiques classiques dont on connaît les effets néfastes à long terme.














Passiflora edulis
Le fruit de la Passion, ou maracuja, est le fruit de Passiflora edulis. C’est une plante grimpante originaire du Brésil. Il en existe de nombreuses variétés. Le fruit de la Passion a la forme d'un gros oeuf, et possède une peau lisse ou fripée, de couleur jaune, corail ou brun, selon les variétés. Sa pulpe juteuse et bien parfumée est légèrement gélatineuse, et contient de nombreuses petites graines brunes, tendres et croquantes sous la dent. Le fruit de la Passion est riche en vitamines A et C. C'est l'espèce la plus cultivée pour ses fruits.




Ceux-ci que j'ai acheté exprès pour les besoins de la photo, étaient très bons. Miam ! Je m'en lèche encore les babines...





Les deux variétés qui font l'objet d'une véritable culture commerciale sont :
- P. edulis var. edulis ou grenadille pourpre à la peau épaisse qui se ride à maturité. Les fruits, à la chair plus parfumées et nettement plus acides servent essentiellement à la fabrication de jus de fruits

- P. edulis var. flavicarpa ou grenadille jaune encore appelée "Maracuja". Les fruits, plus gros que ceux de la grenadille pourpre ont une chair très juteuse, surtout consommée fraîche. Les graines sont jaunâtres.

Bien que quelques cultures de passiflores existent en France, sous abri et dans des sites protégés (Corse, Côte d'Azur...) les fruits de la Passion sont essentiellement importés de Côte d'Ivoire et de divers pays de l'hémisphère sud (Kenya, Zimbabwe, Burundi, Brésil, Afrique du Sud).


Passiflora caerulea
L.

L'espèce la plus cultivée dans nos jardins est Passiflora caerulea ou passiflore bleue.















Cette prédominance s'explique certainement par sa relative bonne résistance aux gels. Elle est originaire du sud du Brésil et du nord de l'Argentine. Les fleurs qui s'épanouissent tout l'été et pendant une partie de l'automne dégagent un agréable parfum discret. Les fruits ne sont pas toxiques, mais ils ne sont pas très bons au goût.













Photos de P. incarnata prises le 15 août 2009, à Chaumont-sur-Loire (41). Celle de fruit de la passion date du 2 septembre. Les phots de P. caerulea ont été prises durant l'été 2005 à Brives-la-Gaillarde (19).

vendredi 28 août 2009

Théorie des signatures

Ces photos de prêle m'amènent à vous parler de la "Théorie des signatures".

































Prêle - Equisetum sp - Equisétacées

La "médecine par analogie" est basée sur le principe suivant : les plantes indiquent leurs vertus thérapeutiques par leur forme, leur couleur ou leur mode de vie. Une simple observation directe permet donc de découvrir le mode d'emploi des plantes. Cette observation des ressemblances entre les plantes et le corps humain ou les maladies était déjà pratiquée en Chine ancienne et même certainement plus tôt, mais c'est tellement loin qu'on n'en a plus la trace... En France et en Europe, elle a ressurgi à la Renaissance notamment avec les travaux de Philippus Auréolus Théophrastus Bombastus von Hohenheim (1493-1541) plus simplement connu sous le nom de Paracelse.
Selon lui :
“Tout ce que la nature crée, elle le forme à l’image de la vertu qu’elle entend y attacher”.

Avec d'autres alchimistes de son époque, il pensait que les plantes montraient "la signature" de leurs pouvoirs. D'où le nom de "Théorie des signatures". Bien que ces vertus thérapeutiques ne soient pas toujours vérifiées, il est surprenant de constater que la pharmacognosie (étude des principes actifs) vienne confirmer dans bien des cas des propriétés bien réelles.
C'est le cas de la prêle. En effet selon la "théorie des signatures", la tige de prêle rappelle la colonne vertébrale et est donc considérée comme efficace pour le mal de dos. L'étude de ses composants vient confirmer cela. De par sa richesse en éléments minéraux comme la silice, le potassium, et le calcium, la prêle est actuellement reconnue comme un excellent reminéralisant. On la prescrit donc pour soigner les tissus conjonctifs (cartilage et tendons, os) et fracture. Tiens, tiens...

Petite précision la prêle que j'ai photographiée est une espèce décorative. En phytothérapie on n'utilise que la prêle des champs (Equisetum arvense), et uniquement cette espèce. Mais je n'arrive pas à retrouver sa photo dans ma photothèque... ce sera pour une prochaine fois !

Photos prises le 28 août 2009, à Paris (75009), au centre Qee.

dimanche 23 août 2009

Nénuphar

Pour rester dans le thème de l'eau, voici quelques images de nénuphar, plante toujours très photogénique.











































Nénuphar rose - Nymphea fabiola - Nymphéacées

Pour la petite histoire, savez-vous que le nénuphar blanc est anaphrodisiaque : il combat l'excitation sexuelle et éteint les désirs charnels. Il parait que dans les couvents, le soir, on proposait souvent aux religieuses une tisane de nénuphar blanc... Sédatif et apaisant, le nénuphar blanc est aussi utile contre l'insomnie, l'agitation et l'anxiété. Est-ce pour cela qu'on retrouve si souvent le nénuphar associé au Zen dans l'iconographie ? Peut-être. Mais son esthétisme, sa couleur et le fait qu'il pousse dans l'eau suffisent déjà à apaiser l'esprit.
Photos prises le 15 août 2009, à Chaumont-sur-Loire (41).

jeudi 20 août 2009

Rond'eaux

Quelques effets de ronds dans l'eau dus à des gouttes qui tombaient dans un petit bassin au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire.














































Et en cadeau un petit air de
Rondeau. Sur cette musique on peut danser le rondeau de Gascogne qui est une danse traditionnelle que j'aime beaucoup danser.

Photos prises le 15 août 2009, à Chaumont-sur-Loire (41).

lundi 17 août 2009

Feuillages









































Bananier - Musa sp. - Musacées














Poacées















Belle feuille inconnue, avec un effet de transparence intéressant.

Photos prises le 15 août 2009, à Chaumont-sur-Loire (41).