samedi 28 novembre 2009

Au menu ce soir...

Un légume de saison : le radis noir.


















Radis noir – Raphanus sativus ssp niger – Brassicacées

Ce légume est un légume racine que l’on trouve actuellement en vente libre chez tous les bons maraîchers. Sa peau est noire mais sa chair est blanche. Son goût est piquant : ceci est du à la présence de dérivés soufrés dans sa composition. Dérivés soufrés, que l’on retrouve dans la moutarde, le raifort, le cresson … plantes alimentaires qui « piquent » et qui appartiennent toutes à la même famille botanique : les Brassicacées, autrefois appelé Crucifères.

En tant qu’aliment, j’apprécie le radis noir en entrée, coupé en rondelles, au moins une demi-heure avant le repas et saupoudré de sel de façon à ce qu’il ai le temps de rendre du jus. Puis dégustation avec une bonne tartine de pain beurré. Un petit plaisir de la vie.
On peut aussi le râper pour le manger en salade.

En outre le Radis noir est une plante médicinale.
C’est un antiscorbutique : autrefois il faisait partie de l’alimentation des navigateurs au long court.
Sous forme de suc ou de teinture il aide à traiter les affections hépatiques et urinaires.
Et on peut aussi, comme le faisait nos grands-mères, préparer un sirop béchique utilisé pour lutter contre la toux en général et plus particulièrement dans la coqueluche.
En voici la recette :
Placer dans un plat creux des couches alternées de rondelles de radis noir et de sucre candi. Le lendemain, on récolte le sirop obtenu en abondance. En prendre 4 à 6 cuillerées à soupe par jour.
Photo prise le 28 novembre 2009 dans ma cuisine.

mardi 10 novembre 2009

Pourquoi les feuilles tombent ?

« La feuille d’automne, emportée par le vent, en ronde monotone, tombe en tourbillonnant »
... dit la chanson.
Mais au fait pourquoi les feuilles tombent-elles ?













Quand arrivent les premiers frimas les feuilles des arbres changent de couleur et tombent. Ceci n’est pas un caprice végétal : c'est une adaptation nécessaire pour survivre au froid hivernal.













Cerisier du Japon - Prunus serrulata - Rosacées

Un arbre, quel qu’il soit, est parcouru par un système d’irrigation qui diffuse les éléments nutritifs nécessaires à sa survie. Les racines puisent l’eau et les sels minéraux dans la terre, les feuilles alimentent l’arbre en sucres et contrôlent sa régulation hydrique et thermique.

A l’automne lorsque l’ensoleillement diminue et que les températures chutent, l’arbre doit mettre en place son système de survie. Le tronc et les branches sont isolés par l’écorce. Les racines sont au chaud dans le sol. Mais les feuilles, fragiles, gorgées d’eau, gèlent facilement et peuvent faire mourir l’arbre. L’arbre, à contre cœur, doit donc se séparer de ses feuilles. Au niveau du point d’attache entre le pétiole (la « tige » de la feuille) et la branche qui porte la feuille, se forme alors un véritable bouchon de liège qui bloque la circulation de la sève entre l’arbre et la feuille. La feuille, privée de nourriture, vit un moment sur ses réserves, change de couleur, puis finit par se dessécher complètement.
Au moindre coup de vent ou sous le poids de la pluie, elle tombe, laissant sur la branche une petite cicatrice recouverte par une fine couche protectrice de liège.













Charme commun - Carpinus betulus L. -Bétulacées

Les feuilles tombées au pied de l’arbre se décomposent et fournissent de l’engrais pour préparer la venue des beaux jours. Lorsque le printemps revient de nouvelles feuilles apparaissent à la place des anciennes, la boucle est ainsi bouclée.

Quelques chiffres impressionnants :
Pour une forêt feuillue tempérée, il y a entre 5 et 9 ha de feuilles pour un hectare de forêt.
Et pour un hectare de forêt, il faut compter entre 30 à 45 millions de feuilles…

Alors à vos brouettes et vos râteaux !

Photos prises le 10 novembre 2009 au Bois de Vincennes (75).

jeudi 5 novembre 2009

Y'a du soleil !

Pas chez vous ? Ben chez moi nonplus !

C'est pourquoi aujourd'hui j'ai décidé d'offrir du soleil, à ceux qui n'en ont pas. Mais que ceux qui ont la chance d'en avoir en profitent aussi ! C'est offert de bon cœur !





























Tournesol - Helianthus annuus L. - Astéracées

Vous en voulez encore plus ? Qu'à cela ne tienne ! En voilà tout un champ ;o)















Cette plante est cultivée pour ses graines riches en huile alimentaire (environ 40 % de leur composition) de bonne qualité.

Le mot « tournesol » est emprunté à l'italien girasole, « qui tourne avec le soleil ». En effet, le tournesol est sujet à héliotropisme mais … avant la floraison. Ce phénomène agit sur la croissance de la tige en fonction de l'éclairement et permet aux feuilles de garder tout au long de la journée une exposition optimale au soleil. Par contre, au début de la floraison, la fleur pointe définitivement sa belle bouille jaune dans la direction Est/Sud-Est. A vos boussoles pour vérifier ! Mais il va falloir attendre juillet, période de floraison, pour le faire…

Autre particularité de cette plante : la disposition des fleurs centrales (ou fleurons), ou des graines, sur le réceptacle dessine des spirales tournant soit dans le sens des aiguilles d'une montre, soit en sens inverse. Et plus fort encore, les nombres de fleurons de chaque type de spirale correspondent à des nombres successifs de la suite de Fibonacci, par exemple 34/55 ou 55/89.

On voit bien sur la première photo que tout est bien ordonné…N'hésitez pas à cliquer dessus pour la voir en plus grand !

La nature n’a vraiment pas fini de nous étonner !

Au fait, attention aux coups de soleil. OUARFFF !

Photos prises le 25 juillet 2007 dans la Creuse (23).

dimanche 1 novembre 2009

Reflets d'automne














Saule - Salix sp. - Salicacées

Photo prise le 27 octobre 2009 au Bois de Vincennes (75).

vendredi 30 octobre 2009

Echinacée

Cette majestueuse plante vivace, très élégante, a de magnifiques fleurs ressemblant à des marguerites roses, plus ou moins foncées, allant du rose pâle au pourpre. Elle peut atteindre 1 m à 1,5 m de haut. Elle fait partie de la famille botanique des Astéracées.














C’est une des plantes médicinales les plus importantes. Originaires du centre des Etats-Unis, trois espèces d’Echinacées médicinales sont employées : Echinacea angustifolia, Echinacea purpurea et Echinacea pallida. Les espèces sauvages étant menacées d’extinction, seules sont utilisées les plantes cultivées, comme Echinacea purpurea en Europe. On la multiplie par semis au printemps ou par division de la racine en hiver.
















Le nom d’Echinacée dérive du grec echinos, qui veut dire "hérisson". En effet, le cœur de la fleur, en forme de dôme, évoque cet animal.
































Propriétés médicinales :
En médecine amérindienne, les Comanches l’utilisaient comme remède contre les maux de dents et de gorge, tandis que les Sioux l’employaient contre la rage, les morsures de serpent et les états infectieux.

Aujourd’hui, l’Echinacée est recommandée lors d’infections chroniques pour stimuler le système immunitaire face à des agressions bactériennes ou virales à répétition, grippe, rhume, affections respiratoires... Désintoxiquante, elle favorise la transpiration et se révèle un remède efficace contre les allergies, dermatoses, mycoses, herpès et infections urinaires. C’est un bon cicatrisant.

Les préparations pharmaceutiques sont élaborées principalement à partir des racines, mais parfois à partir de la plante entière. Peu consommée sous forme de tisane, se sont principalement la teinture mère (TM) et les gélules de poudre de racines qui sont utilisées.
Attention, la TM est une solution alcoolique, donc pour les enfants, les femmes enceintes et toutes personnes sensibles aux effets de l’alcool, on ne conseillera que les gélules.














Utilisation :

Dans le cas d'une infection des voies respiratoires supérieures (rhume, sinusite, laryngite, etc.),
il est important de prendre l'Echinacée dès les premiers signes. Personnellement, je l’associe à la propolis, avec de bons résultats.
De plus en plus, les thérapeutes recommandent une « dose de charge » au cours de la première journée du traitement, soit l’équivalent de 1 g d’Echinacée toutes les deux heures. Diminuer le dosage dès qu’il y a amélioration et poursuivre le traitement jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.


Pour favoriser la guérison des blessures et des inflammations de la peau, appliquer chaque jour sur les surfaces atteintes une préparation semi-solide (crème ou onguent) renfermant 15 % de jus des parties aériennes d’E. purpurea.

Conseil important
: prendre l'avis de son médecin et n'utiliser les plantes médicinales qu'avec son avis ou celui d’un professionnel de la santé, en respectant les doses et la durée du traitement !


Photos prises le 28 juillet 2004 à Plougastel-Daoulas (29) et le 15 aout 2009 à Chaumont-sur-Loire (41).

Petite châtaigne...

Petite châtaigne ...
... deviendra grande.















Trois mois de nourriture chlorophyllienne ...














... et la petite châtaigne est prête à nous nourrir. Recevoir pour donner.














Châtaignier - Castanea sativa Mill. - Fagacées.

La châtaigne fraîche contient jusqu'à 35% de glucides, 5 % de fibres, mais est pauvre en lipides. Elle contient aussi des vitamines, notamment de la vitamine C et des éléments minéraux, principalement du potassium.

La farine de châtaigne contient plus de 75 % de glucides ce qui en fait un aliment énergétique.

Alors rendons-leur hommage en les dégustant sous toutes les formes : crues ou grillées, en gâteaux, en pains ou en confiture... Tout est possible avec la châtaigne qui fut longtemps la base de l'alimentation humaine dans des régions entières.

« Chauds les marrons ! »

Photos prises le 25 juillet 2009 en Lozère (48) et le 25 octobre 2009 à l'arboretum du Bois de Vincennes (75).

mercredi 28 octobre 2009

Danse colorée

Aujourd'hui je me suis lancée dans le "Land Art"...














En ce moment j'écoute un Rond de Saint Vincent (musique bretonne... je vais me faire des amis ;o)) qui, je trouve, va si bien avec cette photo, que je vous en fait profiter ! Cliquez sur le lien souligné

Toutes ces feuilles proviennent du même arbre, un liquidambar, que voici :


















Liquidambar ou Copalme d'Amérique- Liquidambar sp. - Hamamélidacées

Le liquidambar (du latin liquidus et de l’arabe ambar pour "Ambre liquide") doit son nom à l'ambre liquide qu'il produit.

Photos prises le 28 octobre 2009 au Bois de Vincennes (75).