dimanche 15 août 2010

Aigremoine

L’aigremoine est une plante assez discrète qui fréquente les bords de chemins.














Aigremoine eupatoire - Agrimonia eupatoria L. - Rosacées.

En France il y a deux espèces d’aigremoine : l’aigremoine eupatoire (Agrimonia eupatoria L.) qui préfère les places ensoleillées : lisières, talus, clairières, prés secs… et l’aigremoine odorante (Agrimonia procera Wallr) qui recherche les lieux frais et ombragés.

Les deux espèces ont de petites fleurs jaunes à 5 pétales, disposées en long épi sur une tige peu rameuse de 30 à 60 cm de haut.



















Les feuilles sont caractéristiques : elles sont composées de 5 à 15 parties dentées, les folioles, avec entre chacune de ces folioles une autre plus petite. Le dessous des feuilles de l’aigremoine odorante porte de nombreuses petites glandes résineuses très odorantes, visibles à la loupe.














Les fleurs donnent naissance à de petits fruits hérissés, couronnés de fins crochets, se transformant volontiers en passagers clandestins sur nos vêtements ou la fourrure des animaux. Moyen de dispersion de la graine garanti !
Le randonneur joue alors un rôle de mammifère semeur ;o)













L’observation attentive de ces fruits permet aussi d’identifier l’espèce à laquelle on a affaire : les calices fructifères de l’aigremoine eupatoire ont 10 cannelures, ceux de l’aigremoine odorante ne sont striés que dans la partie du bas. Là aussi la loupe est de rigueur ! J'ai bien compté, l'aigremoine que je vous montre sur les photos est bien Agrimonia eupatoria !


  • Usages et propriétés médicinales

Un des noms vernaculaires de l'aigremoine est « Thé du Nord », témoin de l’usage que l’on en faisait dans le Nord comme « boisson de ménage ».

Les feuilles et les sommités fleuries se récoltent en début de floraison.
Les deux espèces ont les mêmes propriétés médicinales, bien que l’aigremoine odorante soit réputée plus active. Mais attention dans certaines régions (Ouest de la France, Alpes et région méditerranéenne) celle-ci elle est rare, et il faut s’abstenir de la cueillir.



















Riche en tanins, cette plante est astringente et décongestionnante.

Et comme toutes les plantes riches en tanins on l’indique dans les diarrhées :

Faire une décoction avec 5 à 8 g de plante sèche pour un litre d’eau. Laisser bouillir 5 minutes à feu doux, couvert. Puis, le feu arrêté, laisser encore infuser pendant 10 minutes. Boire 3 à 5 tasses dans la journée, loin des repas.

On l’utilise également en gargarisme contre les angines, pharyngites et maux de gorge. On peut y ajouter des feuilles de ronces.

Prendre 5 à 10 g de plante pour un demi litre d’eau. Faire bouillir jusqu’à réduction d’un tiers. Après refroidissement, se gargariser. Ne pas utiliser ce remède en cas de constipation.

Autrefois,l'aigremoine était préconisée pour rétablir l’état général dans l’hépatisme chronique et la jaunisse, en cure prolongée. C’était une plante du foie. Cet usage n’est plus très courant.

En Chine, elle est considérée comme une plante tonique et stimulante.

Photos prises le 24 juillet 2010 à Chaliers (15).

Cuscute

Cuscute : non, ce n’est pas une injure du Capitaine Haddock mais bien le nom d’une plante !














Cuscute – Cuscuta sp. – Cuscutacées.

Les cuscutes sont reconnaissables à leurs tiges fines, filamenteuses, apparemment sans feuilles, celles-ci étant réduites à de minuscules écailles. Elles ont très peu de chlorophylle et ont donc besoin d'un hôte car elles ne sont pas ou peu capables d'effectuer de photosynthèse pour assurer leurs besoins énergétiques. Elles parasitent donc d’autres plantes pour se nourrir.


















Les graines germent à la surface du sol ou un peu en dessous. La germination peut avoir lieu sans hôte, mais la plantule doit atteindre une plante verte avant 5 à 10 jours après la germination pour survivre. Dès que la cuscute a atteint une plante hôte, elle s’entortille autour des tiges et y pénètre par de petits suçoirs.


















Il a été démontré que la cuscute détecte des composants chimiques volatiles présents dans l'air pour trouver son hôte. La cuscute "sent" les "odeurs" émises par l'hôte potentiel...

Le monde végétal n’a pas finit de nous étonner !


Photos prises le 02 août 2010 à Albepierre
(15).

jeudi 12 août 2010

F comme...















comme...

FOUR A PAIN











































Photos prises en aout 2010 dans le Cantal (15) : fours de Morsanges et Albepierre.

dimanche 8 août 2010

Petit peuple

Lorsqu'on observe la nature, il arrive parfois qu'on sente un regard posé sur nous...

Le "Petit peuple" des elfes et des farfadets nous observe malicieusement.

Voici quelques portraits de quelques amis du "Petit peuple" qui ont accepté de se montrer et de se laisser photographier...
































































Photos prises en juillet 2010 dans le Cantal (15).

samedi 10 juillet 2010

Silence

Silence, j'écoute pousser les fleurs...


















































Eschscholtzia (dit Pavot de Californie) - Eschscholtzia californica L. - Papavéracées

Photo prise le 11 mai 2008 dans le jardin médiéval de Tusson (16).

dimanche 4 juillet 2010

Douceur

Un peu de douceur avant de commencer une nouvelle semaine.

La plante qui symbolise le mieux la douceur est le souci.














Souci - Calendula officinalis L. - Astéracées.

Les fleurs de souci ont la particularité de se fermer la nuit et de se rouvrir dès que le soleil est suffisamment haut dans le ciel. C'est d'ailleurs ce qui lui a valu son nom de souci, qui n'a rien à voir avec nos tracas quotidiens mais vient du latin solsequia (= qui suit le soleil).

Parmi la multitude de constituants du calendula officinalis voici les principaux : huiles essentielles, flavonoïdes, terpènes (caroténoïdes), acide salicylique et alcools qui lui confèrent de nombreuses propriétés.
  • Il est sudorifique et dépuratif ce qui lui donne un pouvoir d'élimination des toxines intéressant. On l'utilise en cas d'infections fébriles et de congestion du foie.
  • Il est également emménagogue c'est à dire qu'il favorise l'apparition des règles et en soulage les douleurs.
  • Mais c'est en usage externe qu'on l'utilise le plus, pour ses propriétés antiseptiques, cicatrisantes et anti-inflammatoire. C'est la plante idéale lors de brûlures légères tels que les coups de soleil, de crevasses, de gerçures mais aussi contre les piqûres d'insecte. On en fait des onguents, des pommades, ou une huile de soin (voir recette ci-dessous)
  • Un bain oculaire de souci repose les yeux fatigués ou irrités.

Voici la recette d'une huile au Calenda que vous pourrez utiliser dans les cas suivants :
• feu du rasoir
• peau sèche et réactive
• pour adoucir et soigner toutes irritations de la peau : eczémas et dermatoses diverses
• pour "récupérer" des cheveux desséchés et abimés
• après une exposition au soleil
• pour masser bébé.

Si vous avez des soucis dans votre jardin, récoltez les pétales plutôt le matin et étalez-les sur une plaque pour les faire sécher pendant 2 ou 3 jours, sinon achetez en pharmacie ou herboristerie des pétales séchés.
Remplissez un bocal de pétales séchés et versez dessus de l'huile bio (tournesol, olive, pépin de raisin), mettez à l'abri de la lumière durant 4 à 5 semaines en remuant le pot chaque semaine. Filtrez et mettez en bouteilles de verre coloré. Gardez à l'abri de la lumière.

Et pour reprendre le titre d'un livre de François Couplan, "Mangez vos soucis" : on peut ajouter des pétales dans les salades, les incorporer à une omelette, dans du fromage blanc...
On ajoutera aussi les pétales séchés aux tisanes pour le simple plaisir d'avoir une belle tisane !

Photo prise le 18 mai 2007 à Belle-Ile (56).

vendredi 2 juillet 2010

Piste d'atterrisage

Mettez-vous dans la peau d'un insecte en approche de la piste d'atterrissage...
Vous y êtes ? On y va ? C'est parti !



















































Catalpa - Catalpa bignonioides - Bignoniacées.

Pas mal le balisage : qu'en pensez-vous ?

Le catalpa est "l'arbre aux haricots" que l'on rencontre fréquemment dans les parcs et jardins publics. En septembre cet arbre portera des fruits ressemblants à de longs haricots de 20 à 30 cm de long.

A part le fun de cet atterrissage, je ne connais pas de propriétés pour cet arbre qui reste un arbre décoratif.

Photos prises le 2 juillet 2010 au Bois de Vincennes (75).